#Pierre

On reeeetourne au sud de la Vallée de la Tarentaise, encore plus au sud qu’à Tignes. Au fond du fond de la vallée, plus loin encore que Val d’Isère, pour nous arrêter au pied du col de l’Iseran, à 2 pas de l’Italie. Là où la Vallée des Glaciers semblait dégager une atmosphère paisible et sécurisante, les montagnes rocheuses qui entourent le pied de ce col, à l’inverse, infusent les lieux d’une aura pesante et menaçante. En hiver, la route qu’empruntent bon nombre de cyclistes pour franchir l’Iseran est endormie sous plusieurs mètres de neige, les randonneurs sont alors invités à chausser leurs raquettes et à s’arrêter sur les bancs qui surplombent temporairement la voie.

Nous sommes au début du printemps lorsque je prends ce cliché, avant d’apercevoir un groupe de chamois un peu plus en amont, et surtout avant que l’épaisse brume n’enveloppe toute la vallée d’un épais voile grisâtre.

Oumbrrr 🌑 #stone #elements

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#Air

C’est à l’opposé de Tignes et de la Grande Sassière que nous nous rendons cette fois-ci, après avoir basculé dans la Vallée des Glaciers, loin au nord de Bourg-Saint-Maurice. Plus précisément au pied de l’Aiguille des Glaciers qui épouse le légendaire Mont-Blanc, très près à vol d’oiseau et pourtant impossible à observer depuis la vallée, tant l’Aiguille qui le cache est imposante (3 816 mètres). Cette aiguille est d’ailleurs le sommet le plus haut de la commune de Bourg, et symbolise la frontière entre la Savoie, l’Italie et la Haute-Savoie. Dans la Vallée des Glaciers, nous sommes à la fois proches de tout, et pourtant les distances semblent démesurées, le tout étant renforcé par un très fort sentiment de solitude et de sécurité.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour la Vallée des Glaciers, un lieu qui n’est accessible qu’une fois que la neige se décide à quitter la région, par une petite route se faufilant depuis la vallée de la Tarentaise. La sensation que j’ai eu la première fois que je me suis rendu là bas n’a pas trouvé son pareil dans les autres sites des Alpes que j’ai exploré. Cette sensation d’avoir découvert un coin magique, caché de tous, c’est quelque chose d’unique qu’il faut vraiment vivre au moins une fois. Je l’ai pour ma part vécu à plusieurs reprises quand je visitais le Parc national de la Gaspésie, notamment lorsque j’ai rencontré les orignaux du Mont Ernest-Laforce, mais la Vallée des Glaciers a été le seul équivalent.

C’est équipé de l’un des objectifs (ils ont servi sur des tournages de films s’il vous plait) prêtés par mon patron que j’ai capturé ces nuages qui embrassaient les montagnes enclavant la vallée :

Wsssssh 🌫 #air #elements

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#Terre

Nous retournons dans les hauteurs alpines pour découvrir l’extrême sud-est de la Tarentaise.  On quitte le froid de l’hiver pour s’arrêter à la fin de l’été 2016 dans la vallée qui borde l’aiguille de la Grande Sassière. Située en amont du barrage de Tignes, cette vallée abrite de nombreuses familles de marmottes… Un coin idéal pour observer la nature et les sommets majestueux qui entourent les étendues d’eau qui les ont façonné. L’Aiguille de la Grande Sassière donne d’ailleurs son nom au seul sentier des Alpes qui grimpe jusqu’à plus de… 3700 mètres d’altitude et qui peut être arpenté sans avoir besoin d’équipement d’alpinisme. 3700 mètres, rien que ça.

Les couleurs pourraient laisser penser que j’ai réalisé ce cliché au printemps, il s’agit pourtant d’une photo prise au mois d’août…

Krkrkr 🌱 #earth #elements (désolé, j’ai beau chercher une onomatopée pour la terre, je trouve pas…)

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#Feu

On continue #Elements en trichant un peu (déjà). N’ayant malheureusement pas encore eu l’occasion de faire de périple suffisamment long pour avoir besoin de me faire un feu le soir, je n’ai pas pu jouer avec lui au cours de mes randonnées alpines. Je suis donc retourné quelques années en arrière pour dénicher une photo faite au coin des braises, dans mon bon vieux Limousin. Je dois admettre que l’histoire de cette photo est bien plate, puisqu’elle a été faite au cours d’une banale soirée entre amis. Mais promis, il s’agit de la seule photographie qui n’a pas été faite au cours de mes voyages dans les Alpes, j’ai encore 6 occasions pour me rattraper !

Froutch 🔥 #fire #elements

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#Glace

Si vous n’avez pas lu mon article précédent, je vous invite à le consulter pour comprendre comment s’est ficelé ce projet.

On commence cette série #Elements en nous rendant dans le village du Monal, un site classé monument historique proche de la frontière italienne. Un coin magnifique (sûrement l’un des plus beaux de la Vallée de la Tarentaise) accessible par un sentier relativement facile, qui sinue près d’un cours d’eau venant désaltérer la vallée. Le Monal évoque les constructions hobbits, c’est un coin atypique incontournable en automne, où les teintes oranges, jaunes, et rouges des feuillus se mêlent aux tons verts des pins et au blanc immaculé des sommets enneigés alentours. Mais lorsque l’hiver endort la région, c’est une zone désertée dans laquelle on se faufile difficilement, les chemins étant bloqués par la neige.

Le froid endort la vallée, oui, mais aussi les fontaines de ce site, où des amas de glace s’accumulent au fur et à mesure que la saison avance…

Aglagla ❄ #ice #elements

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#Elements

Bonjour à tous,

On va encore voyager ensemble le temps de quelques articles. Mais cette fois-ci, pas au Canada, plutôt dans les Alpes (utilisez le sommaire ci-dessus pour naviguer d’un élément à l’autre).

Je vous présente une série de créations visuelles et sonores : #Elements. Celle-ci gravite autour de 2 passions qui se sont croisées l’espace de quelques jours : La photographie pour moi, la musique pour Thibaut, artiste de talent qui réalise un travail fabuleux que je vous invite à découvrir sur SoundCloud.

Pour cette création autour des éléments, Thibaut a composé, joué et mixé chacun des arrangements que vous allez entendre en s’inspirant des clichés que j’ai réalisé. Chacun de ces morceaux a été produit en moins d’une heure. Cette musique éphémère donne ainsi vie à différents instants, capturés au fil de l’année passée au cœur des Alpes (tout du moins pour 7 d’entre-eux).

Chaque composition musicale est créée de A à Z, et pour la partie photographique, seuls 2 clichés ont vu leurs couleurs ravivées par un filtre.

Cet article sera donc suivi par 8 autres au fil de la semaine : 8 thèmes, 8 couleurs, 8 matières, 8 ambiances, 8 sonorités. Bon voyage…

Du côté de Bic

Un renard, un autochtone, la fin du voyage

1 Cascapédia1 Albert2 E Laforce3 Route abandonnée4 J Cartier5 Le Caribou6 Lac Américains7 Xalibu8 Parc Forillon9 Sandy Beach10 Percé12 Anse Blondel13 Carleton

Après un peu plus de 3h de route, j’ai décidé de m’arrêter près d’un autre parc national, le parc du Bic pour faire une petite pause avant le long trajet du retour. Je ne pensais pas y passer 3 autres heures à admirer les paysages, pourtant…

Bic, un parc aux multiples reliefs

Le parc du Bic m’a été conseillé par plusieurs voyageurs parmi ceux que j’ai rencontré au fil de mes escales gaspésiennes. Apparemment réputé pour sa flore et sa faune foisonnantes, le Bic accueille d’ailleurs de nombreux phoques communs, rapaces et porc-épiques… Mais je n’y ai malheureusement vu aucune de ces stars.

Le relief du parc du Bic est très intéressant car très accidenté. Une pluie de météorites semble avoir frappé la région. Ce savant mélange de falaises, marais, forêts, îlots, crêtes et autres baies symbolise très bien toutes les belles découvertes que j’ai fait en Gaspésie : Nombreuses, diverses et magnifiques. Une ultime escale qui a donc conclu mon voyage de la plus belle des manières. Surtout quand on quitte le parc en apercevant le museau d’un animal bien timide…

Un visiteur un peu timide
Cherchez bien…vous savez, comme pour le phoque commun qui se cachait dans la houle du Cap Bon-Ami

Vous l’avez ? Ce petit renard est resté un long moment à me regarder avec méfiance. Mon approche un peu maladroite a transformé cette attente en fuite de sa part, me permettant de capturer un instant tout aussi sympathique :

Cours vers la forêt, cours !
Cours vers la forêt, cours petit renard…

Québec…ou presque

Il était temps pour moi de quitter Bic et repartir vers Montréal. Mais avant : Escale à Québec ! Je n’avais pas encore eu l’occasion de m’y rendre et je souhaitais découvrir cette dernière cité avant de rentrer. Après une dernière nuit dans les bois, je me suis donc levé, fermement décidé à explorer le centre-ville… C’était sans compter sur mon sens de l’orientation sous-développé quand il s’agit de me rendre au coeur d’une grande ville sans GPS : Je me suis arrêté en périphérie du centre pour demander mon chemin. Un autochtone a bien essayé de m’expliquer comment m’y rendre (visiblement j’en étais encore loin), mais ses explications floues couplées à son accent québécois très prononcé et au fait que mon cerveau soit encore endormi, je n’ai rien compris à ce qu’il disait, malgré sa bonne volonté. Comme j’avais hâte de rentrer, je n’ai pas voulu me prendre la tête et ai préféré rester discuter avec ce vieux québécois. Très bavard, il m’a conté maaaaintes et maintes choses sur le passé du Québec, son histoire et ses contours plus ou moins glorieux. C’était très intéressant, mais j’ai tout oublié… Après deux bonnes heures de discussion, j’ai pu enfin partir quand ce personnage de 70 ans m’a confié devoir voir sa maîtresse (une infirmière de 40 ans…), et que c’est pour ce rendez-vous galant qu’il attendait au coin d’une rue quand je suis arrivé. Je n’ai pas voulu décevoir monsieur, mais au bout de deux heures, je pense qu’il ne pouvait plus espérer grand chose !

Retour en vidéo sur le chemin parcouru au cours de ce road-trip…

Après cette curieuse et dernière rencontre, j’ai entamé ma dernière portion de route pour Montréal. La solitude commençait à me peser, et le retour a donc été teinté d’impatience, mais aussi de tristesse. Car malgré ce regret de n’avoir pu partager mon voyage avec mes proches, ce que j’ai surtout retenu, ce sont toutes ces expériences formidables. Que ce soit grâce à toutes les rencontres que j’ai pu faire, ces randonneurs si ouverts d’esprits, ces autochtones souriants et généreux, tous ces castors, orignaux, caribous, phoques, lapins, oiseaux, renards et autres animaux, tantôt joueurs, tantôt peureux, ou grâce aux paysages impressionnants qui ont ponctué mon voyage, allant des falaises aux montagnes en passant par les cascades, les lacs, l’océan, les forêts à perte de vue, les plages sauvages, les collines de Bic…

Tellement de souvenirs qu’il était impossible pour moi de ne pas les coucher à l’écrit, dans l’objectif de les partager bien sûr, mais aussi pour pouvoir les garder intacts tant que ma mémoire ne me joue pas trop de tours. Merci à vous de m’avoir suivi sur ce blog au travers de ces 14 articles, j’espère vous avoir donné envie de découvrir la Gaspésie et ses nombreuses richesses, des plus fameuses aux plus secrètes !

A bientôt pour de nouvelles aventures, en Gaspésie, à Bic ou ailleurs !

*Nom du morceau : Elven Daffodil –  Morceau issu du jeu RuneScape 3.

Carleton-sur-Mer

Carleton-sur-Mer, entre hérons et pêcheurs

1 Cascapédia1 Albert2 E Laforce3 Route abandonnée4 J Cartier5 Le Caribou6 Lac Américains7 Xalibu8 Parc Forillon9 Sandy Beach10 Percé12 Anse Blondel14 Parc Bic

Réputée pour ses belles plages donnant sur la Baie des Chaleurs, Carleton-sur-Mer est une importante destination touristique. Pour moi, il s’agira juste d’une pause encore une fois improvisée, et sous la pluie.

Depuis Percé, à part à l’Anse Blondel, les nuages pluvieux auront couvert le ciel de cette Baie des Chaleurs, c’est un peu dommage. Mais à choisir, j’ai préféré avoir du beau temps en majorité pendant la première partie de mon séjour, dans les montagnes gaspésiennes. Alors relativisons, et arrêtons nous un instant à Carleton-sur-Mer !

Carleton aura été ma dernière étape avant de quitter la partie sud de la péninsule. une étape plutôt courte d’ailleurs. Je me suis arrêté à l’entrée de ce qu’on appelle un barachois, c’est un mot utilisé au Canada Atlantique pour désigner une étendue d’eau saumâtre (comme une lagune), séparée de la mer par un banc de sable. Et dans ce barachois, on y retrouve bon nombre d’animaux, vous vous souvenez des sternes dont je vous ai parlé à Sandy Beach ? Eh bien comme je vous l’avais dit, le seul autre endroit où elles résident, c’est ici ! Heureux hasard que de constater que 2 de mes arrêts improvisés ont eu lieu dans les 2 seules lieux colonisés par cette espèce.

Mais les sternes ne sont pas les seuls oiseaux du coin, car Carleton fourmille de hérons ! Même s’ils restaient assez timides, ils étaient nombreux à espérer déguster les poissons qui profitent des flaques chauffées par les quelques rayons de soleil et délaissées par la marée. Quelques pêcheurs courageux restaient eux aussi au bord de l’eau…

Je n’ai malheureusement pris qu’une photo à Carleton, le temps maussade m’obligeant à garder mon appareil photo et mon portable au sec…Je ne me suis donc pas éternisé dans ces lieux, et ai repris la route vers le nord pour mon avant-dernière escale, au parc de Bic, ce road-trip se terminera d’ailleurs dans le prochain article dédié au parc et à ma brève pause près de Québec.

A bientôt !

*Nom du morceau : Wending throught the willows, morceau interprété par un ami, Thibaut.

Anse Blondel

Le chat de l’Anse Blondel

1 Cascapédia1 Albert2 E Laforce3 Route abandonnée4 J Cartier5 Le Caribou6 Lac Américains7 Xalibu8 Parc Forillon9 Sandy Beach10 Percé13 Carleton14 Parc Bic

A mesure que je m’éloignais du rocher Percé, le temps se couvrait. On pouvait encore voir l’île au loin profiter des rayons de soleil que j’abandonnais pour la Baie des Chaleurs, qui ne semblait pas à la hauteur de son nom… Depuis mon départ de Percé, seule la pluie a accompagné ma route ! Une éclaircie m’a cependant incité à faire une escale dans une anse plutôt agréable, l’anse Blondel.

Le rocher Percé s'éloigne...
Le rocher Percé s’éloigne…

L’anse Blondel accueillait en son sein une petite île accessible grâce à une rangée de cailloux parant les eaux trop agitées venues de l’est. Quand je me suis approché de l’eau, un nouveau camarade s’est joint à ma balade les pieds dans l’eau. Ou plutôt, les pattes dans l’eau ! Un chat peu farouche qui semble habitué de l’air marin est venu se faufiler entre mes jambes, manifestement, l’eau ne lui faisait pas peur, puisqu’il m’a suivi de longues minutes sur cette plage.

Chat perché
Restons quand même un peu au sec…

Nous sommes restés, le chat et moi, 2 bonnes heures, cet instant apaisant semblait filer à travers le temps. J’ai dû reprendre le chemin du retour avant d’être pris par le temps moi aussi. Prochaine étape, Carleton. Vous vous demandez peut-être pourquoi faire un article sur cette courte étape, je vous répondrais qu’étrangement, ce moment de mon road-trip est l’un de ceux, lorsque j’y songe, pour lesquels j’ai une affection toute particulière.

*Nom du morceau : Heart & Soul, interprété par Howard Shore.

Percé : Tout au bout de la péninsule

1 Cascapédia1 Albert2 E Laforce3 Route abandonnée4 J Cartier5 Le Caribou6 Lac Américains7 Xalibu8 Parc Forillon9 Sandy Beach12 Anse Blondel13 Carleton14 Parc Bic

Enfin Percé ! La pointe de la Gaspésie est sans doute l’étape la plus prisée par les voyageurs qui souhaitent arpenter la péninsule. Son légendaire rocher attire de nombreux touristes…

Et on le comprend ! Ce rocher majestueux domine fièrement la petite ville homonyme. Arrivé en fin de journée, mon escale à Percé fut malheureusement assez courte. Les jeunes du coin qui connaissent bien le rocher m’ont expliqué qu’à la tombée de la nuit, lorsque la marée était au plus bas, nous pouvions en faire le tour. Mais il fallait faire vite : Pas plus d’une demi-heure pour espérer garder les jambes au sec !

Le fameux rocher...
Le fameux rocher…

Je me suis donc hâté de me rendre en bas des falaises. Mais le chemin était difficile et les roches aiguisées… Et c’est dans une majestueuse cascade que je me suis étalé dans le sable et les cailloux humides. 2 collègues aventurières m’ont aidé à me relever tant bien que mal. Nous avons décidé de continuer notre avancée vers le rocher Percé ensemble. C’était un bon prétexte pour faire connaissance, car après une semaine seul, un peu de contact humain ne se refusait pas. Au pied de cette immense île, nous sommes tombés sur un autre groupe de jeunes qui semblait hésiter à avancer plus. L’eau remontait déjà et ça devenait trop dangereux de continuer, il fallait rebrousser chemin avant de se faire piéger par la marée. Heureusement la pleine lune baignait les lieux d’une intense lumière. Pour espérer sortir de l’eau, il était nécessaire de longer les rives pendant plusieurs centaines de mètres jusqu’à voir les falaises abruptes laisser place aux longues étendues sableuses de la Baie des Chaleurs qui s’étend sur toute la partie sud de la Gaspésie, et qui constituait la suite de mon périple.

L'île de Bonaventure
Au loin, l’île de Bonaventure est baignée de lumière

Tout comme moi, les 2 aventurières se sont joint au reste du groupe pour passer la soirée à Percé. Après un rapide tour dans un pub, j’ai préféré aller me reposer pour reprendre la route en forme. Nous avions décidé de faire route commune jusqu’à Montréal avec une partie du groupe, mais j’ai finalement préféré reprendre mon périple seul. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. Peut-être pensais-je qu’être accompagné me limiterait dans le choix de mes d’escales…

Après une nouvelle nuit dans ma voiture, j’ai repris la route aux premiers rayons de soleil pour longer la Baie des Chaleurs. Direction l’ouest désormais !

*Nom du morceau : Far away from Skye, issu de « La Belle Enchantée », le dernier album de Tri Yann.