Percé : Tout au bout de la péninsule

1 Cascapédia1 Albert2 E Laforce3 Route abandonnée4 J Cartier5 Le Caribou6 Lac Américains7 Xalibu8 Parc Forillon9 Sandy Beach12 Anse Blondel13 Carleton14 Parc Bic

Enfin Percé ! La pointe de la Gaspésie est sans doute l’étape la plus prisée par les voyageurs qui souhaitent arpenter la péninsule. Son légendaire rocher attire de nombreux touristes…

Et on le comprend ! Ce rocher majestueux domine fièrement la petite ville homonyme. Arrivé en fin de journée, mon escale à Percé fut malheureusement assez courte. Les jeunes du coin qui connaissent bien le rocher m’ont expliqué qu’à la tombée de la nuit, lorsque la marée était au plus bas, nous pouvions en faire le tour. Mais il fallait faire vite : Pas plus d’une demi-heure pour espérer garder les jambes au sec !

Le fameux rocher...
Le fameux rocher…

Je me suis donc hâté de me rendre en bas des falaises. Mais le chemin était difficile et les roches aiguisées… Et c’est dans une majestueuse cascade que je me suis étalé dans le sable et les cailloux humides. 2 collègues aventurières m’ont aidé à me relever tant bien que mal. Nous avons décidé de continuer notre avancée vers le rocher Percé ensemble. C’était un bon prétexte pour faire connaissance, car après une semaine seul, un peu de contact humain ne se refusait pas. Au pied de cette immense île, nous sommes tombés sur un autre groupe de jeunes qui semblait hésiter à avancer plus. L’eau remontait déjà et ça devenait trop dangereux de continuer, il fallait rebrousser chemin avant de se faire piéger par la marée. Heureusement la pleine lune baignait les lieux d’une intense lumière. Pour espérer sortir de l’eau, il était nécessaire de longer les rives pendant plusieurs centaines de mètres jusqu’à voir les falaises abruptes laisser place aux longues étendues sableuses de la Baie des Chaleurs qui s’étend sur toute la partie sud de la Gaspésie, et qui constituait la suite de mon périple.

L'île de Bonaventure
Au loin, l’île de Bonaventure est baignée de lumière

Tout comme moi, les 2 aventurières se sont joint au reste du groupe pour passer la soirée à Percé. Après un rapide tour dans un pub, j’ai préféré aller me reposer pour reprendre la route en forme. Nous avions décidé de faire route commune jusqu’à Montréal avec une partie du groupe, mais j’ai finalement préféré reprendre mon périple seul. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. Peut-être pensais-je qu’être accompagné me limiterait dans le choix de mes d’escales…

Après une nouvelle nuit dans ma voiture, j’ai repris la route aux premiers rayons de soleil pour longer la Baie des Chaleurs. Direction l’ouest désormais !

*Nom du morceau : Far away from Skye, issu de « La Belle Enchantée », le dernier album de Tri Yann.

Top Tracks n°1

Top Tracks matinaux

Hello la compagnie !

Pas de gros article cette semaine, tout simplement par manque de temps et, un peu par manque de motivation aussi. Du coup je vous propose de découvrir quelques morceaux qui égaillent mes matinées en ce moment de par leurs notes légères, enjouées, électroniques ou traditionnelles… Attention, grands écarts rythmiques et lyriques en approche !
N’hésitez pas à me dire quel est votre morceau préféré dans ce top 10 en commentaire 😉

Sandy Beach

Les perceurs de nuages

1 Cascapédia1 Albert2 E Laforce3 Route abandonnée4 J Cartier5 Le Caribou6 Lac Américains7 Xalibu8 Parc Forillon10 Percé12 Anse Blondel13 Carleton14 Parc Bic

Me voilà réveillé par un soleil pourtant discret en ce jeudi de juillet. Il est 7h du matin et me voilà parti pour longer les falaises du Cap Bon-Ami. Quelques rares touristes se baladent eux aussi. Une nouvelle journée commençait…

Alors que le soleil peinait à revenir de son escale en Europe, une petite tête noire a attiré mon attention au milieu de l’eau agitée. A peine le temps de tourner la mienne vers elle qu’elle avait disparu…Pour réapparaître près des rives et me laisser deviner qu’elle appartenait à un phoque gris ! J’avais eu l’occasion de rencontrer quelques phoques communs lors de mon séjour à Tadoussac, mais ceux-là sont plus rares et visiblement plus timides. Il a d’ailleurs préféré garder ses distances…

Phoque gris
Essayez donc de le localiser sur cette photo…

Après que le phoque ait disparu dans la houle, j’ai décidé de reprendre la route pour me diriger vers Percé. Mais en chemin, une belle étendue de sable baignée par quelques rayons de soleil qui perçaient les nuages m’a donné envie de m’arrêter quelques instants. Cette petite plage, dont le nom « Sandy beach » dénote avec celui des anses de la région, semble posséder son propre écosystème. Quelques pancartes annonçaient d’ailleurs qu’il est préférable de ne pas aller jusqu’au bout de l’étendue ensablée pour ne pas perturber la reproduction des sternes, dont il ne reste que 2 colonies sur toute la Gaspésie, l’autre se situant à Carleton.

Sterne
Une sterne prend son envol…

Depuis cette plage, on pouvait apercevoir quelques montagnes du parc de Gaspésie. Celles-ci créaient une déchirure dans la mer de nuages qui s’heurtait aux parois rocailleuses grâce au vent. Cette scène m’a donné envie d’écrire une petite histoire, celle des « perceurs de nuages ». J’ai donc sorti un petit carnet sur lequel j’ai gribouillé quelques notes à propos d’une bande d’artisans dont le métier consistait à chasser les nuages et ainsi permettre l’apparition du soleil de cette planète dont les nuages constituaient une enveloppe permanente bloquant toute lumière naturelle. J’ai bien évidemment perdu ces notes à mon retour, mais j’espère un jour reprendre ce conte et le mettre en forme.

Il était temps de reprendre la route pour Percé. Cette petite pause d’une matinée a été très apaisante. Il s’agissait maintenant d’atteindre la pointe est de la Gaspésie et son légendaire rocher Percé, symbole de cette région, qui nous rappelle une certaine aiguille d’Etretat…

 

*Nom du morceau : Summer Vibe, single du groupe « Walk Off The Earth ».

Mon 1er bulletin de notes de 2016

Fin 2015, je décrochais mon premier vrai boulot, je prenais les rennes de mon festival et je quittais une nouvelle fois mes proches pour une nouvelle aventure. Après ce premier trimestre de 2016, il est temps de regarder un peu dans le rétro-viseur pour faire le point sur ce que j’ai entamé depuis cette transition que beaucoup redoutent, celle entre la vie étudiante et la vie professionnelle… En espérant que mon bulletin de notes me permette de valider ce trimestre !

« Ah ah, tu vas galérer dans ce boulot ! »

Vie professionnelle : 16/20Pour le coup, en entrant chez Merci, je savais que j’allais être confronté à une réalité plus dure que celle qu’on nous laisse entrevoir depuis les salles de classe.  Jusqu’ici, j’ai souvent eu à apporter mes connaissances à des structures qui n’ont pas de compétence en matière de digital, de marketing ou de communication. C’est certes intéressant pour développer des notions importantes comme la pédagogie, mais sur les compétences que je vous ai cité, on ne peut que compter sur soi pour évoluer.

En entrant dans une agence exigeante, je souhaitais bousculer mes habitudes et être amené à travailler sous la pression, avec des défis toujours plus piquants. Ça tombe bien, c’est ce que m’a promis mon employeur à l’entretien. Je n’ai pas été déçu !  Il s’agit maintenant de hiérarchiser la grande quantité d’informations perçues et les traiter pour en faire des connaissances solidifiées.

« Tu pars te perdre dans ce trou paumé  ?! »

Vie sociale : 9/20C’est sûr que je n’ai pas choisi la ville idéale pour une vie sociale épanouie (à l’inverse de Paris, La Rochelle ou Montréal). Et quand je réponds « J’ai bien grandi à Rochechouart ! » on me répond que grandir à la campagne auprès de ses proches, ça n’a rien à voir avec prendre un premier job dans un patelin où on n’a aucun repère. On ne peut pas leur donner tord. Entre les touristes qui passent en coup de vent avant de monter dans les stations et les saisonniers qui descendent juste pour profiter du seul Mac Do du coin, c’est pas folichon!

Ajoutez à ça l’investissement au travail et les autres responsabilités, et vous ne sortez que rarement. SURTOUT quand vos collègues sont tous des fanatiques de ski et que vous voulez juste randonner tranquille pour ne pas avoir à claquer votre PEL dans un forfait et des cours auxquels vous ferez le triste constat que tous les gosses du coin skient mille fois mieux que vous. Bref, ce n’est clairement pas ici que je ferai de grandes rencontres !

« Donc tu fais quoi pour sortir ? »

Vie culturelle : 14/20Mine de rien, Lyon n’est qu’à 2h30 de chez moi maintenant. Alexandre Astier, Tri Yann, et autres génies sont bien sûr passés par là ces derniers mois, donc moi aussi ! Lyon, Annecy, Grenoble, autant de villes magnifiques qui ne sont pas très éloignées de Bourg-Saint-Maurice. Villes que j’ai pu découvrir avec les quelques amis qui sont dans les coins. Et puisque je ne peux pas aller voir mes proches, mes proches viennent à moi, motivés à faire 7h de route pour partir à la conquête des massifs alpins.  Not bad !

De toutes façons, comme je cumule quasiment 4 emplois à la fois, je ne m’ennuie jamais vraiment. Car oui, en plus de mon CDD à l’agence Merci et de la gestion du Labyrinthe de la Voix, je travaille de nouveau pour Les Escales Improbables de Montréal sur tout ce qui concerne la maintenance web. Et à côté de ça, je continue l’accompagnement de jeunes startups sur leurs campagnes de financement participatif (j’en guide 2 en ce moment).

4 emplois

« Tu t’en sors pas trop mal finalement ! »

Yep, ça roule plutôt bien ! Les superbes rencontres et les grands voyages qui ont rythmé mon année 2015 ont laissé place à de nouvelles responsabilités, et je ne m’en porte pas plus mal finalement. Ce « break social » arrive peut-être à point nommé pour me permettre de mieux repartir à la conquête du monde ! Et puis, ça me permet de mettre de côté pour un futur road-trip à travers l’Europe… 😉

Moyenne du trimestre : 13/20. Je m’en contenterai, et j’essaierai de viser la mention « Très bien » en fin d’année, promis !