Rentrée

C’est la rentrée ! C’est quoi tes matières ?

On y est ! Depuis toujours je découpe ma vie par années scolaires plutôt que par années civiles. Pour moi les résolutions 2016 n’existaient pas, alors que les projets 2015-2016 fourmillaient. 2014-2015, c’était les études et les voyages. 2015-2016, le boulot et le bénévolat…

Et 2016-2017 alors ?

Cette nouvelle année est un peu particulière. Il n’y a plus la coupure « physique » imposée par la fin des cours, ici mon contrat continue, le Labyrinthe de la Voix, les Escales Improbables de Montréal et l’accompagnement de startups, aussi. C’est plus dur de se lancer dans de nouveaux projets quand on a pas toutes les conditions réunies pour y réfléchir sereinement. Pour autant, je ne m’arrête pas à ça, et même si mes futurs projets ne sont à l’heure actuelle possibles que dans ma tête (c’est déjà pas mal), je continue de les étoffer.

Malgré tous ces projets en cours et ceux que j’aimerais lancer, il me reste encore bon nombre (trop ?) de zones d’ombre pour être totalement sûr de mon coup, mais comme dirait notre bon Roi Loth…

Quand on veut être sûr de son coup, Seigneur Dagonet… on plante des navets. On ne pratique pas le putsch.

La zone d’ombre principale, c’est l’aventure post-CDD chez Merci. Est-ce que je re-signe pour une année ? Si oui, sous quelles conditions ? Si je pars, je vais où ? Je fais quoi ? Partir me permettrait de m’investir au Labyrinthe de la Voix sans les contraintes géographiques, de me consacrer à mes projets personnels sans les contraintes de temps… Mais partir, c’est accepter de quitter un salaire, une routine plus ou moins installée et le confort qui va avec. Sauf que le confort, ça n’est jamais très bon… ARGH, pas facile.

Quoi qu’il en soit, après les études, les voyages, le boulot, le bénévolat, cette année scolaire sera une année rythmée par l’art et la culture ! 

Nutnut : Un site parodique toujours dans les cartons

Je vous en ai parlé plusieurs fois, Nutnut est un projet un peu loufoque qui m’intéresse particulièrement. Mais le manque de temps ne m’a pas permis de lancer la machine, et à chaque fois que le projet se profile à l’horizon de manière plus concrète, il s’échappe aussi vite… Est-ce que ce fichu site parodique va un jour sortir de son oeuf de pingouin ? Je n’ai pas la réponse…

Le perceur de nuages : Un conte pour enfants

Pendant mon road-trip gaspésien, j’ai griffonné quelques notes d’un conte dont les contours m’ont été inspirés par les paysages et la solitude qui m’entouraient,  aujourd’hui j’aimerais prendre le temps de travailler sur ce projet de manière plus sérieuse. Il semblerait que j’ai trouvé une coéquipière parfaite pour toute la partie illustration, une artiste à la plume magnifique, qui pourra donner beaucoup plus de profondeur à mon projet. Stay tuned !

Les Aquaphilarmonik : Un album pour faire grincer les dents

Peu avant que ne débute le 14ème Laby, j’ai proposé à un ami musicien au talent indéniable de monter un projet qui se voulait parodique. Il possède la fameuse oreille absolue, suit un cursus d’ingénieur son dans l’une des formations les plus prestigieuses en France et maîtrise un très grand nombre d’instruments, c’est plutôt sympa pour bosser sur un projet musical. Bref, j’avais pour objectif de tourner des clips parodiques des artistes les plus connus venus au Labyrinthe, pour surprendre les bénévoles à l’occasion du 15ème anniversaire du festival. Mais il m’a semblé intéressant, à l’écoute de l’un des morceaux choisis que je trouvais relativement simple musicalement, de le reprendre en jouant vraiment, pas seulement en parodiant les artistes. On l’a fait, accompagnés d’un 3ème compère, et ça nous a plu (de l’enregistrer, pas forcément de l’écouter) !

Du coup, nous comptons poursuivre le projet et concevoir un album entier de morceaux labyrinthiques, sorte d’hymne aux éditions précédentes. Il y a du pain sur la planche, et surtout, ça m’impose la reprise du violon… Chose que j’ai entamé plus facilement que je ne pensais, mais j’ai énormément de travail à rattraper : 10 ans sans y toucher, ça fait beaucoup. On verra si j’ai assez de courage et de talent pour réussir à sortir suffisamment de sons convenables pour la suite du projet !

Le rêve d’entrepreneur : Une envie qu’on ose aborder

Être son propre patron, c’est une envie partagée par bon nombre de jeunes de ma génération, mais je ne suis pas sûr d’avoir les clés pour me lancer dans le domaine… Un ami qui semble plus engagé sur ce terrain me pousse à m’y aventurer. Peut-être que c’est la suite logique à mon aventure boraine…

Et le Laby ? Les EIM ? Ulule ? Le blog perso ?

Le Laby, c’est compliqué. Pour des raisons internes au festival, je n’ai aucune certitude, ni sur son avenir, ni sur le mien en son sein. Faire des mises à jour bêtes et méchantes sur le site web des Escales Improbables de Montréal me prend trop de temps, au détriment de toute la partie e-marketing, je ne vois donc pas de raison de poursuivre ma collaboration avec ce festival, surtout au vu de la maigre compensation qui m’est proposée. Je verrai en temps et en heure ce que je déciderai…

Un peu de boulot
En fait pour le moment, tout ça, ça reprend…

Quant à Ulule, je ne prenais plus de projet depuis quelques temps, mais la rentrée semble attiser les envies des porteurs d’idées… 3 nouveaux se sont présentés en même temps à mon retour de congés, que j’ai plus ou moins accepté d’accompagner : Une web-série bien ficelée, une plateforme digitale consacrée à la musique électro et un bar dédié à la culture asiatique, 3 projets qui ont titillé ma curiosité !

Pour le blog, comme je vous l’ai dit dans cet article, je ne m’impose plus de rythme hebdomadaire, mais il continuera de vivre au gré de mes envies rédactionnelles.

Je me rends compte en relisant rapidement ce que je vous écris que pour faire naître tous ces projets, je me suis entouré de grands talents, une artiste à la plume aiguisée, un musicien à l’oreille parfaite et un potentiel entrepreneur exigeant… De quoi mener de beaux projets à leurs termes, espérons que la motivation me suive tout du long !

 

 

Les Ogres de Barback et le Bal Brotto Lopez : Un défi majeur pour le Laby

Nouvel article à propos du Labyrinthe de la Voix, un festival dont je vous ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog. La 14ème édition s’est achevée il y a peu et je en vous propose un bref débrief à travers la soirée phare de cette année, celle sur laquelle tout devait se jouer pour apaiser tous nos doutes…

Que d’enjeux pour cette nouvelle année ! Particulièrement avec le concert d’ouverture en compagnie des Ogres de Barback et du Bal Brotto Lopez. Nous misions gros sur cette soirée, non seulement parce que le budget qu’il a fallu consacrer à la venue de ces artistes a été le plus conséquent mis sur la table jusqu’à présent, mais aussi parce qu’il allait falloir satisfaire un public encore plus hétérogène que d’habitude, et puis on lançait ENFIN notre fameuse buvette… Bref : De gros enjeux, aussi bien sur le plan économique que sur le plan de l’image du festival, il ne fallait pas louper le coche.

Eh bien, ce fut un véritable carton, vraiment au dessus de nos attentes. Nous battons nos records de fréquentation sur un concert chaque année, mais jamais nous n’avions performé avec une différence aussi marquée. Le dernier record en date, réalisé en 2015 avec notre tête d’affiche de l’époque (Soldat Louis) était de 850 spectateurs. Cette année, il est passé au dessus du seuil symbolique des 1 000 personnes !
La buvette, elle aussi, fut un succès, et s’est vite trouvée en rupture de stock malgré les efforts de nos bénévoles acharnés.
Aucun problème majeur n’a été à déplorer avec le public. On se souvient de l’an dernier, où des tensions liées à la fosse devant la scène pour Soldat Louis avaient émergé. Certains reprochaient l’existence de cette fosse qui n’était pas « dans l’esprit du Laby », d’autres reprochaient le manque de place pour danser devant la scène… C’est toujours compliqué de satisfaire tout le monde ! Mais cette année, l’équilibre a été dosé plus justement, et la majorité des spectateurs a pu profiter du concert : en dansant devant pour les uns, en profitant calmement derrière pour les autres.

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La performance artistique, quant à elle, a été parfaite. Les Ogres et le Bal Brotto Lopez ont su composer une magnifique création éphémère sans fausse note (ils ne font que 15 dates ensemble, toutes cet été, on est chanceux !). Le répertoire des uns a su enrichir les partitions des autres pour un cocktail qui a su parler à tout le monde : Des chansons pour les plus petits, d’autres pour les plus grands, des airs engagés, d’autres plus légers…Et entre nous, même si je n’aime pas ça, voir un concert du Laby se terminer sur un morceau de rap, il ne fallait pas manquer ça !

Ce sont tous ces éléments qui ont fait de cette recette un succès. Ca fait maintenant 7 ans que je travaille pour le Laby, et voir tout le chemin que ce petit festival a parcouru me fait vraiment quelque chose. Surtout quand on sait qu’à l’origine, ce festival était une master-class de chant lyrique…

Des couacs internes ont malheureusement noirci le tableau. Mais ces tâches d’encre sont éphémères, elles disparaissent bien vite pour ne laisser transparaître qu’une belle lumière émanant des allées du château de Rochechouart… Cette belle lumière, c’est celle d’un succès signé Olympes !